Histoire Contactez-nous

 

 

Cliquez sur une photo pour l'agrandir



Histoire de l'église de Chartierville
depuis sa fondation en 1870


La première messe
Le 16 juin 1870, jour de la Fête-Dieu, devant les hommes de la première expédition, l’abbé Jean-Baptiste Chartier célèbre la première messe à l’endroit qui deviendra la paroisse de Chartierville.

À l’arrivée des premiers colons en 1875, Victor Chartier, curé de La Patrie et frère de l’abbé Jean-Baptiste Chartier acceptent de célébrer la messe dans le Canton d’Emberton au moins une fois par mois. Celle-ci se célèbre dans la maison d’Honoré Dion.

La paroisse
Le 10 janvier 1878, la paroisse est reconnue officiellement par Mgr. Antoine Racine. À ce moment-là, on compte 71 familles, totalisant 381 personnes.

La nouvelle paroisse reçoit le nom de Décollation Saint-Jean-Baptiste, car il y avait déjà une paroisse qui portait le nom de Saint-Jean-Baptiste dans le diocèse. On voulait tout de même rendre hommage à l’abbé Jean-Baptiste Chartier qui a conduit les premiers colons en ce lieu. La fête se célèbre le 29 août.

Le premier curé
Mgr. Racine aurait aimé donner un curé à cette nouvelle paroisse, mais le clergé n’est pas nombreux ; alors c’est le curé de La Patrie qui sera desservant du canton d’Emberton pendant quatre années.

Le premier curé résidant arrivera parmi la population en 1882. Le premier dimanche d’octobre. Il s’agit de l’abbé Pierre-Alfred Dutil.

La Fabrique
Le 8 juillet 1876, Mgr. Antoine Racine vient faire une première visite dans notre canton. Il profite de son passage pour fixer l’emplacement de la première église. Celle-ci sera construite par corvée. Elle aura 40 pieds par 30 pieds. Elle coûtera, avec le presbytère, la somme de 393,89$.

Dans les années 1880, une sacristie sera ajoutée à l’arrière de la chapelle ainsi qu’une tour pour y installer une cloche. Elle sera bénite solennellement le premier juillet 1886 par le curé Ferdinand Corriveau de Chesham.

Le cimetière adjacent à l’église date du début de la paroisse. Mais, comme on ne se souvient pas d’une bénédiction, le curé Abel Tremblay y supplée par une cérémonie solennelle, le 9 juillet 1892.

En 1894 lors de sa visite pastorale, Mgr. Larocque parle d’une nouvelle église et n’autorise que les réparations strictement nécessaires pour la chapelle qui est devenue trop petite pour la population qui comprend 100 familles.

À partir de cette visite, on se prépare pour la construction d’une nouvelle église. Le décret ayant été autorisé par Mgr.Larocque le 18 janvier 1896, on nomme des syndics en la personne de : Messieurs Charles Martin, Sylva Chaillé et Hilaire Mercier. Les plans sont préparés par Jean-Baptiste Verret de Sherbrooke et le gros des travaux est confié à C.H. Parker de Scotstown.

 

On fait faire deux pas à la petite chapelle et on construit la nouvelle église sur l’emplacement de la chapelle. Elle mesure 150 pieds de long par 48 pieds de large et 30 pieds de hauteur.

La nouvelle église sera ouverte aux paroissiens pour le culte à partir du 15 janvier 1899. C’est le curé Antoine Lebel qui préside la messe et l’abbé Alexandre Maltais, du Séminaire de Sherbrooke, fait le sermon de circonstance

On fait faire deux pas à la petite chapelle et l'on construit la nouvelle église sur l’emplacement de la chapelle. Elle mesure 150 pieds de long par 48 pieds de large et 30 pieds de hauteur.

La nouvelle église sera ouverte aux paroissiens pour le culte à partir du 15 janvier 1899. C’est le curé Antoine Lebel qui préside la messe et l’abbé Alexandre Maltais, du Séminaire de Sherbrooke, fait le sermon de circonstance

Le 12 juillet 1899 aura lieu la bénédiction solennelle présidée par, Mgr. Paul Larocque.

À la reddition des comptes le 23 juillet 1899, la nouvelle construction avait coûté 8916,90$. Pour avoir la dette totale, il faut ajouter des réparations au presbytère pour 926,46$. La paroisse comptait alors 153 familles.

La municipalité
En 1889 sur la demande de Mgr. Racine le curé fit signer une requête, lors de sa visite paroissiale, pour demander l’érection civile de la paroisse. La municipalité reçut sa reconnaissance civile le 18 août 1890. Mais, depuis 1876, on travaillait à organiser des services municipaux essentiels tels les ponts, les routes et les fossés.

En 1880, on paya à A.B. Gendreau une somme de 24, 64$ pour commencer la construction d’une salle publique. On y installa une table et des chaises ainsi qu’un poêle. Les premières séances du Conseil eurent lieu à cet endroit. On y discutait longtemps, mais ce ne sont pas les finances qui accaparaient le temps. La première année de la municipalité, quand on a fait le bilan, il y avait un surplus de 22,13$ .

Les écoles
On a très peu de renseignements sur la construction de la première école à Chartierville. On sait qu’elle fut bâtie au village en 1880. Avec l’arrivée du troisième curé, l’abbé Abel Tremblay, la paroisse compte 107 familles et 496 personnes. C’est lui qui va s’occuper d’en ériger dans les rangs. On pense que vers l’an 1895, tous les enfants de la paroisse peuvent aller à l’école.

En 1917, à la demande de l’abbé Gariépy, des religieuses de la Communauté des Sœurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie acceptent de venir dispenser l’enseignement au village. Les premières religieuses arrivent à l’automne 1917. Elles seront au milieu des gens de Chartierville, à se dévouer auprès des jeunes pendant 50 ans.

En 1926, un incendie détruit le couvent de fond en comble. On le reconstruira sur un autre terrain appartenant à la Fabrique pour y reloger les religieuses et les 99 enfants qui le fréquentent. En cette année, on compte environ 150 élèves répartis dans les écoles des rangs et du village.

Le téléphone
Il semble que le téléphone entra à Chartierville en 1884, car La Corporation municipale donna 114,00$ pour aider la Compagnie canadienne de téléphone. Une dame nous assure qu’à son arrivée à Chartierville en 1898, les familles du rang Verchères communiquaient entre elles par téléphone.

Il ne faut pas oublier une autre vieille institution: le Juge de paix. Cette charge coûtait 12,00$ par année avec bâtisses et petits jurés. Le Juge de Paix devait trouver le coupable et l’innocent dans des chicanes de galeries ou dans des batailles entre personnes en état d’ivresse.

La fromagerie
La fromagerie fut fondée en 1894. Ce fut l’œuvre du curé Tremblay. Il en était l’unique propriétaire. En novembre 1893, plus précisément le 3, il avait acheté d’Augustin Daigneau un morceau de terrain sur le coin sud-est du lot 23 du rang 1 pour la modique somme de 35,00$. Un dimanche, il invita les paroissiens. Il parla sûrement de la fromagerie, car il avait déjà en tête le nom du fromager. C’était son frère Onésime.

Cette petite industrie eut une heureuse influence sur le progrès de la paroisse. Le 3 novembre 1900, le curé vend tout à son frère qui gardera la fromagerie un an. En 1914, après être passé en plusieurs mains, le curé Gariépy réorganisa la petite entreprise en coopérative. L’année suivante, on construisit dans le bas du village, près du ruisseau, une bâtisse dont l’allure aujourd’hui nous révèle son âge. Vers les années 1935-36, environ 85 cultivateurs livraient leur crème à la beurrerie et l'on fabriquait plus de 92 000 livres de beurre par année.

Aujourd’hui, en 2003, la paroisse ne compte plus qu’environ 380 personnes. Nous avons perdu bien des services, mais les gens qui habitent Chartierville sont restés tout aussi accueillants. Chacun y met du sien pour que ce petit village soit un endroit où il fait bon vivre.

 

Retour Haut de page