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Historique des curés

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C'est le diocèse de St-Hyacinthe qui fournira le prêtre dont on avait besoin. Le cinq décembre 1875, M. Victor Chartier vicaire à St- Simon de Bagot, venait compléter l'édifice spirituel.



M. l'abbé Victor Chartier

"Je vous prie d'emporter avec vous tout ce que vous pourrez et tous les dons que vous recevrez; pour cette pauvre mission."

C'est par ces mots que Mgr Antoine Racine, premier évêque des Cantons de l'Est, salua l'arrivée du premier curé de La Patrie, l'abbé Victor Chartier.

Toute la paroisse accourut accueillir le premier curé résident. Pour elle, s'ouvrait une nouvelle ère de progrès. De son côté le missionnaire y apportait une cloche de 350 livres, cadeau des fidèles de St-Simon.

L'abbé Chartier exerça son ministère à La Patrie de 1875 à 1880. Il laissa le souvenir d'un homme bien bâti, d'un caractère paisible et d'un grand dévouement. Les larmes aux yeux on voit partir cet apôtre estimé de tous et au soutien moral fort apprécié. Il a posé des bases solides à la paroisse naissante. Il est décédé en 1918.

Avant de parler du successeur du curé Chartier, ouvrons une parenthèse pour regarder l'implantation d'une communauté Cistercienne à La Patrie . En effet, le père Jérôme (né sous le nom de Vertume Péloquin en1842) arriva chez nous le deux novembre 1880, en compagnie de son ami Jérôme-Adolphe Chicoyne, afin de poser les fondations d'une communauté Trappiste au Québec.



Le père Jérome

À cette époque, la France voulait mettre à exécution la loi Ferry qui menaçait d'expulsion du sol français; les Trappistes et les Jésuites. C'était une occasion rêvée, le père Jérôme, natif de St-Hyacinthe, s'offrit pour revenir dans son pays natal dans le but de ce grand projet à construire. À peine arrivé à La Patrie, il fait l'acquisition de quatre lots dans les rangs huit et neuf de Ditton, soit un total de 648 acres. Le sol était fertile et d'un égouttement facile. De 1880 à 1882 il travaille sans relâche à faire une trouée dans cette forêt épaisse. Il transforma en monastère primitif l'ancienne chapelle du curé Gendreau, qu'il fit transporter sur son domaine en y ajoutant un étage. Le nouvel établissement prit le nom de Bethléem.

A l'automne 1881, deux frères se joignent au père Jérôme. Ensemble, ils construisent une grange, afin d'y abriter la récolte de 80 tonnes de foin ramassé sur les cent acres défrichés. Le père Jérôme réussit également à se construire un moulin au bord d'un cours d'eau qui traversait la propriété des moines.

L'hiver qui suivit fut rude et il épouvanta les deux religieux de La Trappe qui, à l'insu du père Jérôme se plaignirent à leur supérieur de Milleraye. Et voilà qu'en avril 1882, survint le père Abbé pour constater la situation. Les chemins étaient à peine carrossables. Déçu en plus , des lourdes dépenses occasionnées par ce monastère naissant, le père Abbé ordonna l'abandon définitif de ce projet. Les deux religieux retournèrent en France tandis que le père Jérôme, vivement attristé demeura à La Patrie pour tirer le meilleur parti possible de la dissolution...



M. l'abbé François Dérosiers

L'abbé François-Xavier Desrosiers succéda à l'abbé Victor Chartier. Il demeura dans notre paroisse de 1880 à 1888. Il termina les travaux de la nouvelle église et du presbytère.

 

De 1888 à 1891 l'abbé Luc-Alphonse Lévesque fut curé à La Patrie. Né à Ste-Anne de La Pocatière le 27 juillet 1858 et ordonné prêtre à Québec le 7 juin 1884, il administra la paroisse. L'apostolat de ce dévoué pasteur ne fut marqué par aucun événement majeur. Les premières élections de marguillers eurent lieu sous son règne.

  
Curé Gariépy
M. l'abbé Narcisse-Arthur Gariépy

Le ministère de Narcisse-Arthur Gariépy se prolongea de1891 à 1937. Né à Baie St-Paul le 4 octobre 1865.Ordonné prêtre en 1888, donné au diocèse de Sherbrooke il sera vicaire à la cathédrale pendant trois ans, de là il héritera de la cure de La Patrie à l'âge de vingt-six ans.Grand, fort doté d'un physique de conquérant,il veut conquérir sa paroisse à Dieu. Il calquera sa ligne de conduite sur celle du Roi du Nord, E curé Labelle, en se mêlant aux colons. Travaillant comme eux, suant comme eux, forçant comme eux. Il sera d'abord l'un d'eux, et deviendra vite leur chef


Calixte Champagne saura avec un doigté digne des grands hommes succéder à Narcisse-Arthur Gariépy de 1937 à 1944. Il redonna un nouvel élan à la vie spirituelle des gens de chez nous. Il était sympathique et attachant. Il jouissait d'une voix exceptionnelle, et nous a transmis le goût du beau.

De1944 à 1953, suivit Ernest Turgeon, né à Roxton Falls le 24 juillet1893 et, ordonné prêtre le 22 août 1920 ,il avait fait du postulat chez les Pères blancs d'Afrique. Pour cause de maladie, il ne put persévérer. Il avait des qualités exceptionnelles d'administrateur et d'organisateur.On lui doit le premier système de son, l'acquisition de deux lots à bois, la construction de la salle paroissiale. Comme curé il a à cœur une vie spirituelle approfondie, et bien équilibrée il était très efficace.

Mgr Charles-Auguste Coutu arrive à La Patrie en1953 originaire de Ste- Elisabeth de Joliette, né le24 décembre il a vite conquis le cœur de ses paroissiens par sa simplicité et son affabilité, il avait surtout le charisme d'empathie pour se faire proche des personnes souffrantes.Sa présence auprès des malades, et des blessés dans leur cœur était grandement désirée.Décès subit de Mgr Charles-Auguste Coutu le 2 novembre1962.

Le 2 décembre 1962, la communauté chrétienne de La Patrie accueille son nouveau curé, l'abbé Roméo Laurencelle .Professeur de mathématiques et de sciences pures au séminaire durant dix ans,il s'intéresse beaucoup au scoutisme, ce qui fait de lui un scientifique et un amant de la nature.Son grand défi sera de mettre en opération les transformations spirituelles, pastorales et liturgiques commandées par le concile Vatican11. Départ en 1968 pour East-Angus.

Guy Normandin, né à Cowansville, le 9 février1922 fut ordonné prêtre le 22 mai 1948. Il ne restera à La Patrie que du 16 octobre 1968 au juillet 1969. Dès la première semaine de son arrivée, il entreprend la visite des malades et immédiatement après, il fait la visite de tous les paroissiens En 1969, il met en force d' opération un règlement précis pour le cimetière.Il publie le premier bulletin hebdomadaire. il forme un dynamique conseil de pastorale. Avec surprise et regret les paroissiens le voient quitter notre milieu.

Né à La Patrie, le19 avril 1925, l'abbé Jacques Cabana, neveu du curé Narcisse Gariépy et des évêques Louis Joseph et Georges Cabana était prédestiné à devenir homme de Dieu C'est avec une joie profonde que nous l'accueillons parmi nous.Dieu l'a comblé d'une facilité d'approche et de communication de sorte que les personnes âgées, les malades, les adultes et les étudiants sont à l'aise pour confier leurs difficultés. Sa vie et son œuvre sont marquées de la simplicité et de la joie de vivre.Il préside les activités du centenaire de La Patrie.Arrivé en1969 départ en 1975.

En 1975, nous accueillons Donald Lapointe. Bonté, douceur, tendresse, respect de l'autre et accueil inconditionnel sont des traits de sa personnalité Ils marqueront son travail pastoral.Attentif aux besoins de chacun,toujours présent pour réconforter et soutenir les blessés de la vie il sera au milieu de nous le meilleur portrait du bon Pasteur de l'évangile En plus d'assumer la cure de La Patrie il sera conseiller en éducation chrétienne pour la commission scolaire La Sapinière deux jours semaine jusqu'à ce que Mgr Fortier l'invite à devenir curé de Chartierville.(23 juillet1976).

Gilles Baril assure le service de son ministère à La Patrie durant onze ans. De 1986 à 1997.Ordonné prêtre à Asbestos, sa paroisse natale, le douze avril 1980 après un stage de trois ans et demi dans son milieu, il devient vicaire à la paroisse Précieux Sang de Sherbrooke durant son vicariat, il vivra plusieurs expériences pastorales.Il travailla à l'Office des vocations et fonda un mouvement de spiritualité pour personnes seules (Les Mains Ouvertes)Ce mouvement l'a conduit à cofonder et présider les assises d'une maison d'accueil pour ex-détenus. En 1982-1983 il siège au conseil diocésain pastoral. En1987 il devient membre du conseil du clergé du diocèse et président de la zone St-Joseph. Gilles est un homme épanoui. Il a le sens de l'humour et sème la joie de vivre. Il aime le travail d'équipe et s'entoure de collaborateurs compétents Différents cours de formation en pastorale sont mis sur pied à l'intention des laïcs. En1988 naîtra le Réseau d'Amis. Ce comité vise à identifier et visiter les personnes seules ou malades en1989 le projet majeur sera l'électrification de nos quatre cloches. L'abbé Baril réalisa les travaux nécessaires à l'évaluation de la réparation de l'orgue Après un beau ménage à l'église il fera vivre à la communauté la grandiose et solennelle cérémonie de sa consécration. Comme écrivain il n'a pas son pareil Il a rédigé l' historique de chacune des paroisses du regroupement ainsi que quelques romans ou récits, sur la vie des prêtres.

 

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